Communiqués nationaux

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Projet de loi 14 sur les mines
LE PARTI QUÉBÉCOIS A À COEUR L'ENRICHISSEMENT DU QUÉBEC

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 5 décembre 2011 - « Par sa faute, le gouvernement libéral a perdu deux ans en devant réécrire entièrement la refonte de la Loi sur les mines. La première mouture du projet de loi était tellement mauvaise et décriée qu’il a dû tout recommencer! », a affirmé la députée de Vachon et porte‑parole de l’opposition officielle en matière de mines et de gaz de schiste, Martine Ouellet.

« L’argumentaire libéral disant que le Parti Québécois fait de l’obstruction systématique au projet de loi sur les mines est une porte de sortie facile et malhonnête de la part du gouvernement qui tente de masquer son incompétence. Depuis le début de l’étude de ce projet de loi, nous demandons que les Québécois tirent un maximum de revenus de l’exploitation de nos ressources non renouvelables et à chaque fois, le ministre libéral vote contre », a affirmé la députée.

Depuis le mois d’août dernier, nous travaillons à améliorer la deuxième version de la réforme de la Loi sur les mines. Ce projet de loi ne va pas assez loin. Rien sur les redevances, rien sur la transformation, rien sur les sites orphelins, pas de transparence. Alors que le prix des métaux explose, il est honteux que le gouvernement libéral de Jean Charest nous ramène à l’époque de la grande noirceur, époque où les entreprises étaient maîtres et s’enrichissaient sur le dos de la population québécoise.

« Il est urgent que nous reprenions le contrôle de nos richesses naturelles. Nous perdons actuellement des centaines de millions de dollars par année à cause d’un régime de redevances inadapté à la réalité du prix des métaux. De plus, il faut maximiser la transformation des ressources minières exploitées au Québec. Il est démontré que la transformation amène de trois à cinq fois plus d’emplois que l’extraction. Comment le gouvernement libéral peut-il sciemment nuire à l’enrichissement collectif des Québécois? », s’est questionnée Martine Ouellet

Protection du territoire

Depuis le début, le Parti Québécois appuie une meilleure protection du territoire, tant pour les mines que pour le gaz de schiste. L’article 91 du projet de loi 14, qui a d’ailleurs été adopté avec l’appui du Parti Québécois, prévoit que les MRC pourront exclure des zones de l’activité minière.

Cependant, malgré une bataille menée par les députés du Parti Québécois, le gouvernement refuse toujours que ces mêmes dispositions s’appliquent à l’exploitation du gaz et du pétrole. « Les MRC revendiquent le droit de préserver certaines parties de leur territoire de l’exploitation du gaz et du pétrole. Le gouvernement refuse de respecter et d’écouter les citoyens. Au Parti Québécois, nous continuerons à défendre les intérêts de toutes les régions et de l’ensemble des Québécois », a conclu la députée de Vachon.

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LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET L’EXCLUSION SOCIALE EST UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 1er décembre 2011 - « À l’approche du temps des fêtes, la grande guignolée des médias et toutes les autres initiatives visant à recueillir des fonds, des vêtements ou des denrées non périssables nous rappellent que trop de Québécoises et de Québécois vivent dans la pauvreté. Une situation que l’on ne peut tolérer et pour laquelle nous avons une responsabilité collective ».

C’est ce qu’ont déclaré le député de Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi, de solidarité sociale et de lutte à la pauvreté, Dave Turcotte, et la députée de Matapédia et porte-parole en matière de services sociaux, Danielle Doyer.

La députée a d’ailleurs déposé une motion à l’Assemblée nationale qui souligne la 11e grande guignolée des médias et qui rappelle que le partage et l’entraide sont des valeurs communes à tous les Québécois.

La nécessité de tenir un débat en commission parlementaire

Le Parti Québécois a réclamé à plusieurs reprises la tenue d’une commission parlementaire à ce sujet. L’objectif de cette commission est de faire l’étude de l’avis du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale sur les cibles de revenu transmis au gouvernement en 2009 et de la réponse de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale à cet avis. De nombreux organismes de même que le Collectif pour un Québec sans pauvreté appuient d’ailleurs la tenue de cette commission assortie d’une consultation générale.

« La Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale a près de dix ans. Il est temps d’entendre les organismes et des experts indépendants afin que l’on puisse donner une nouvelle impulsion à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale », a déclaré le député de Saint-Jean.

Des idées pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale

Le Parti Québécois propose plusieurs idées pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale dont le rapatriement de l’assurance-emploi au Québec, la révision du salaire minimum et l’exclusion de toute politique de tarification à l’acte, comme les « tickets modérateurs » ou toute autre forme de taxation régressive dans le domaine de la santé.

« Il y a encore trop de Québécoises et de Québécois qui vivent dans la pauvreté et certaines décisions prises au cours des dernières années ont été catastrophiques, notamment les hausses de tarifs déraisonnables. Il est temps de faire le point pour donner un nouveau souffle durable à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale », a conclu Dave Turcotte.

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Violence et intimidation à l’école
LE PARTI QUÉBÉCOIS SUGGÈRE DEUX MESURES À LA MINISTRE BEAUCHAMP

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 1er décembre 2011 - « Devant l’échec du Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l'école, un plan d’action qualifié de coquille vide par plusieurs intervenants, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, doit immédiatement mettre en place de nouvelles mesures concrètes pour que cessent la violence et tout acte d'intimidation vécus actuellement dans nos écoles et qui ont des conséquences dévastatrices pour des centaines de jeunes, leur famille et les enseignants ».

C’est ce qu’a déclaré, à l’Assemblée nationale aujourd’hui, le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, Sylvain Gaudreault, alors qu’il interpellait de nouveau la ministre Beauchamp pour qu’elle passe en mode action et dote le Québec d’un véritable plan d’action pour enrayer le phénomène de la violence à l’école.

Un plan personnalisé de prise en charge

Le Parti Québécois propose qu’un plan personnalisé soit développé pour chaque signalement de façon à ce qu’une victime d’intimidation, mais également son ou ses agresseurs, soient rapidement pris en charge par le milieu de l’éducation, celui des services sociaux et également des forces policières, le cas échéant. « Non seulement faut-il agir rapidement pour les victimes, mais il faut le faire également pour les agresseurs. Les écoles doivent avoir les ressources suffisantes afin de tracer un portrait de leur milieu et d’assurer un suivi auprès des victimes et des agresseurs. Ce n’est pas seulement en déplaçant, même à temps, une victime que le problème se volatilisera », a poursuivi Sylvain Gaudreault.

Un partenariat avec les médias sociaux

Citant l’exemple de la France, le député de Jonquière invite la ministre Beauchamp à convenir d’un partenariat avec les responsables de médias sociaux pour mieux contrôler ce qui se passe sur ces réseaux. « Le ministre français de l’Éducation a signé une entente avec Facebook afin de fermer l’accès à ce réseau lorsque des agresseurs utilisent cette plateforme pour intimider des élèves. Il s’agit d’une voie à suivre pour le Québec », a ajouté le porte-parole du Parti Québécois. Il précise que la multiplication des médias sociaux permet désormais aux agresseurs de poursuivre leurs gestes d’intimidation à l’extérieur des heures de classe.

« Ces mesures permettront d’envoyer un signal clair à l’effet que c'est tolérance zéro en matière de violence et d'intimidation sous toutes leurs formes. Le but est de faire en sorte qu'aucun jeune ne passe à travers les mailles du filet. Il y a urgence d’agir », a conclu Sylvain Gaudreault.

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30
novembre

Crédit d’impôt pour solidarité
LE GOUVERNEMENT LIBÉRAL REJETTE L’AVIS DE LA COMMISSION DES DROITS DE LA PERSONNE

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 30 novembre 2011 - « En rejetant un amendement visant à mettre fin à l’obligation d’adhérer au dépôt direct pour recevoir le crédit d’impôt pour solidarité, proposé hier par le Parti Québécois lors de l’étude détaillée du projet de loi 32, le gouvernement libéral écarte du revers de la main l’avis de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et empêche de nombreuses personnes d’obtenir des sommes dont elles auraient grand besoin », a déclaré le député de Rimouski et porte-parole de l’opposition officielle en matière de revenu, Irvin Pelletier.

Dans son avis rendu public le 16 novembre dernier, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse estimait « que l’obligation de s’inscrire au dépôt direct en vue d’obtenir le crédit d’impôt pour la solidarité porte atteinte à l’exercice en toute égalité des droits économiques et sociaux et du droit à la sauvegarde de la dignité des personnes qui, en raison de leur condition sociale, handicap ou origine ethnique et nationale, ne peuvent ou ne veulent s’ouvrir un compte bancaire ».

« Le Parti Québécois est favorable à l’idée que les citoyens s’inscrivent au dépôt direct, ce qui simplifie le traitement des sommes reçues de l’État. Toutefois, lorsqu’on oblige les gens à s’y inscrire pour avoir droit à un crédit d’impôt qu’on prétend être de "solidarité", on fait en sorte que des personnes – souvent plus démunies ou vulnérables – qui auraient droit à ces sommes n’y ont pas accès », a ajouté le député de Saint-Jean et porte-parole de l'opposition officielle en matière d'emploi, de solidarité sociale et de lutte à la pauvreté, Dave Turcotte.

« Lors du débat sur notre amendement, le ministre a préféré s’en prendre à la commission plutôt que d’accueillir favorablement son avis et mettre fin à l’obligation de dépôt direct. Lorsqu’il affirme que cette mesure coûterait 20 millions de dollars à l’État, le ministre utilise un faux prétexte puisque son calcul a pour prémisse que toutes les personnes qui se prévalent du dépôt direct s’en retireraient, alors que bien peu de personnes déjà inscrites y mettraient fin dans les faits », a indiqué la députée d’Hochelaga‑Maisonneuve et porte-parole de l'opposition officielle pour les aînés, Carole Poirier.

Une commission parlementaire est toujours nécessaire

Les députés rappellent par ailleurs que depuis plusieurs mois, ils réclament la tenue d’une commission parlementaire avec des consultations générales dans le but de faire l’étude de l’avis du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale sur les cibles de revenu ainsi que sur la réponse gouvernementale à ce sujet. La tenue d’une commission parlementaire permettrait d’entendre les experts indépendants en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale sur les cibles de revenu et les organismes qui agissent directement auprès des plus démunis de notre société.

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29
novembre

Occupation dynamique du territoire et décentralisation
LE PARTI QUÉBÉCOIS VA PLUS LOIN EN DÉPOSANT LE PROJET DE LOI 499

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 29 novembre 2011 - Le député de Berthier et porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement régional et d’occupation du territoire, André Villeneuve, a déposé le projet de loi 499 sur l’occupation dynamique du territoire et la décentralisation. Ce projet de loi amènera les ministères et organismes publics à rendre des comptes en matière d’occupation du territoire et de décentralisation.

« Voilà qui démontre de belle façon que le Parti Québécois est le parti des régions. Ayant été maire et préfet, je considère qu’une des meilleures manières de favoriser l’occupation du territoire consiste à répartir les services équitablement sur le territoire et à donner aux acteurs locaux et régionaux les outils nécessaires pour favoriser le développement. C’est exactement ce que permet ce projet de loi sur la décentralisation! », a déclaré André Villeneuve.

Ce projet de loi énonce les grands principes qui guideront notre action :

  • Le droit à des services de base accessibles dans les domaines vitaux pour l’occupation du territoire (éducation, santé, alimentation, etc.) pour toute personne résidant dans une municipalité rurale;
  • La modulation obligatoire des programmes gouvernementaux en fonction des spécificités locales et régionales;
  • Les transferts financiers ou fiscaux lors des transferts de compétences;
  • L’autonomie fiscale des municipalités;
  • La subsidiarité;
  • La promotion des identités locales et régionales;
  • Les droits des nations autochtones.

« Pour s’assurer que le droit à des services de base dans les municipalités rurales soit respecté, nous proposons qu’elles soient prévenues lorsque le dernier établissement offrant un service sur son territoire songe à l’abolir. De cette façon, avec l’appui du gouvernement si cela s’avère nécessaire, la municipalité aura l’opportunité d’entreprendre une démarche pour éviter l’abolition du service ou proposer une alternative », a expliqué André Villeneuve.

« En obligeant les ministères et organismes à moduler leurs programmes, nous franchissons un pas important pour mettre fin au « mur à mur » qui, trop souvent, ne correspond pas aux réalités du milieu. Il s’agit d’une question de respect pour les régions qui ont chacune leurs réalités, leurs couleurs et leur identité », a ajouté le député de Berthier.

Le projet de loi précise également que tout transfert de compétences s’accompagnera d’un transfert de ressources équivalentes à celles qui y étaient consacrées antérieurement par l’État. « Quand on sait que la crainte légitime du "pelletage de factures" dans la cour des municipalités s’avère parfois un obstacle à la décentralisation, on comprend l’importance de garantir le transfert des ressources financières », a-t-il précisé.

Le Parti Québécois a toujours eu les régions à coeur. Depuis 35 ans, il change le visage des régions par ses réalisations et ses réformes avant-gardistes : création des municipalités régionales de comté (MRC), Loi sur l’aménagement et l’urbanisme, reconnaissance des nations autochtones, Paix des Braves, Politique nationale de la ruralité, Politique de soutien au développement local et régional et création des centres locaux de développement (CLD).

« En déposant ce projet de loi aujourd’hui, nous posons un autre geste concret. Cette démarche vise à donner de nouveaux outils aux élus et aux acteurs du milieu leur permettant d’optimiser leurs ressources. Ce faisant, ils pourront aller plus loin en termes de dynamisme et de prospérité », a conclu André Villeneuve, en invitant le gouvernement à appeler le projet de loi 499.

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25
novembre

Relations Québec – Ottawa
Le gouvernement libéral de Jean Charest affaiblit le québec

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 25 novembre 2011 - Après l’interpellation de ce matin avec le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes au Salon bleu, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, arrive à la conclusion que le gouvernement libéral de Jean Charest affaiblit le Québec en ne demandant rien et en obtenant rien. Pendant les deux heures de l’interpellation, le député est revenu à la charge en posant plusieurs fois les cinq questions suivantes :

1 – Qu’est-ce que le gouvernement va faire pour que la loi C-10 ne s’applique pas au Québec?

2 – Qu’est-ce que le gouvernement va faire pour récupérer les 500 millions que nous coûtera C‑10?

3 – Est-ce qu’une copie des données québécoises comprises dans le registre des armes à feu a été faite?

4 – Est-ce que le gouvernement a l’intention de signer une entente administrative sur le droit criminel tel que le prévoit le programme du Parti libéral?

5 – Est-ce que le gouvernement va demander que la loi 101 s’applique à toutes les entreprises sous juridiction fédérale présentes au Québec?

« Cinq questions – zéro réponse. C’est décourageant! », a déclaré le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville.

Par ailleurs, le ministre Vallières a refusé de réaffirmer les dix demandes constitutionnelles de son parti contenues dans le rapport Pelletier pourtant confirmées lors du dernier congrès du Parti libéral en octobre dernier. « C’est comme si les libéraux avaient peur d’être nationalistes. Où est passé l’héritage des Jean Lesage, Robert Bourassa, Claude Ryan, qui eux ne craignaient pas de faire des demandes à Ottawa et avaient le courage de se tenir debout devant le gouvernement fédéral. Maîtres chez nous était pourtant un slogan libéral. Nous en sommes maintenant bien loin. Actuellement, notre gouvernement pratique un fédéralisme d’impuissance. Avec Jean Charest, les intérêts du Canada passent avant ceux du Québec! », s’est exclamé Bernard Drainville.

« Il est désolant de constater que, malgré le nombre de lettres envoyées au gouvernement fédéral et le nombre de pèlerinages effectués par des ministres québécois, le fédéral ne se soucie pas des Québécois. Le Québec n’a plus de rapport de force avec le gouvernement fédéral. Notre voix est faible, voire éteinte. C’est pourtant le rôle du ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et du premier ministre du Québec de porter la voix du Québec, de représenter les Québécois et de défendre leurs droits, leurs intérêts et leurs valeurs », a conclu Bernard Drainville.

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24
novembre

Avenir de Gentilly‑2 à Bécancour
DÈS MAINTENANT, LE GOUVERNEMENT LIBÉRAL DOIT TRAVAILLER À UN PLAN DE DIVERSIFICATION DE L'EMPLOI

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 24 novembre 2011 - Alors que le scénario du déclassement de Gentilly‑2 est de plus en plus probable, le Parti Québécois réclame dès maintenant un plan de diversification de l’emploi afin de permettre au Centre-du-Québec et à la Mauricie une transition en douceur découlant du déclassement de la centrale nucléaire Gentilly‑2 à Bécancour.

« Avec les réponses que donne le ministre Clément Gignac depuis quelques jours, il apparaît assez clair que le gouvernement libéral jongle sérieusement avec l’idée de ne pas procéder à la réfection de la centrale nucléaire. Afin de limiter les impacts pour les 800 travailleurs, le gouvernement doit, dès maintenant, travailler à un plan de diversification économique. C’est possible de le faire et c’est ce que le Parti Québécois demande », a déclaré le député de Marie‑Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie, Bernard Drainville.

Il rappelle qu’en mai dernier, la chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, a fait connaître la nécessité pour la région que soit mis sur pied un fonds économique de 200 millions de dollars destiné spécifiquement à la diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie.

« Nous croyons fermement au potentiel de la région de se relever d’une fermeture de la centrale nucléaire. Les énergies renouvelables offrent une réelle opportunité pour la région comme pour l’ensemble du Québec. Avec les communautés, avec des démarcheurs, nous pourrons diversifier l’économie régionale et créer davantage d’emplois que la fermeture entraînera », a conclu Bernard Drainville.

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23
novembre

Enseignement de l’histoire
LE PARTI QUÉBÉCOIS OUTRÉ DU REFUS LIBÉRAL

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 23 novembre 2011 - La députée de Taillon, Marie Malavoy, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, le député de Prévost, Gilles Robert, et le député de Sainte‑Marie‑Saint-Jacques, Martin Lemay, sont complètement dépassés par le refus du gouvernement libéral de permettre à la Commission de la culture et de l’éducation de se pencher sur l’enseignement de l’histoire.

« Il s’agit d’une belle démonstration d’indifférence, voire de désintérêt de la part des libéraux en ce qui a trait à l’enseignement de cette matière, pourtant tellement importante dans le cursus scolaire », a affirmé d’entrée de jeu le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, Sylvain Gaudreault.

« Malgré le recul constaté par les différents chercheurs dans l’enseignement de l’histoire, le gouvernement libéral refuse de voir la vérité en face. Le Parti Québécois a proposé à la Commission de la culture et de l’éducation de se pencher, par un mandat d’initiative, sur l’enseignement de l’histoire dans nos établissements scolaires et sa place dans la formation des maîtres. Tout ce que nous avons obtenu a été un refus catégorique! », a indiqué la porte-parole en matière d’enseignement supérieur, Marie Malavoy.

« Que pense la ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport de cette décision? Les députés libéraux présents en séance de travail, le député de Lévis, Gilles Lehouillier, le député de Vanier, Patrick Huot, la députée de Gatineau, Stéphanie Vallée, la députée de Mille-Îles, Francine Charbonneau, et le député de Charlesbourg, Michel Pigeon, étaient-ils en mission commandée de la ministre Line Beauchamp? À eux de s’expliquer! », s’est exclamé le député de Prévost.

Le vice-président de la commission, Martin Lemay, a réitéré sa vive inquiétude par rapport au recul de l’enseignement de l’histoire nationale. « Ce qui explique la présence de notre nation en Amérique du Nord doit être enseigné aux jeunes. J’ai peine à expliquer ma déception, une fois de plus, face à ce gouvernement », a conclu Martin Lemay.

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22
novembre


LE QUÉBEC DOIT SE DOTER DE SES LOIS CRIMINELLES

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 22 novembre 2011 - L’Assemblée nationale devra voter sur une motion déposée par le Parti Québécois afin que le Québec se dote de ses lois criminelles.

« L’indifférence du gouvernement fédéral face au refus du Québec de se voir imposer le projet de loi C‑10 et l’abolition du registre des armes à feu illustre le dysfonctionnement du système fédéral. Il faut donc entreprendre les démarches pour que la volonté des Québécois se reflète dans nos institutions et en l’occurrence, il faut entreprendre les démarches pour doter le Québec de ses lois criminelles ».

C’est ce qu’a déclaré la députée de Joliette et porte-parole de l’opposition officielle en matière de justice, Véronique Hivon, après avoir déposé une motion sur laquelle les députés de l’Assemblée nationale devront se prononcer demain, au terme d’un débat qui aura lieu entre 15 h et 17 h.

La motion se lit ainsi :

« Que l’Assemblée nationale demande au gouvernement du Québec d’entreprendre les démarches pour doter le Québec de ses propres lois criminelles, dont le Code criminel, qui refléteront les valeurs fondamentales des Québécoises et des Québécois ».

La députée de Joliette rappelle l’incongruité dans laquelle le Québec se retrouve, à savoir qu’il doit administrer les lois criminelles d’une autre nation. « Le droit criminel relève de la compétence fédérale, mais l'administration de la justice et la faculté de poursuivre relèvent de la compétence du Québec. Le non‑sens de cette division des pouvoirs est illustré avec force dans le débat qui nous occupe actuellement avec le projet de loi C-10. Du fait de notre responsabilité en administration de la justice, nous devons assumer les coûts des intentions fédérales, même si nous sommes unanimement contre. Ça n’a pas de sens. De plus, le droit criminel est intimement lié aux valeurs d’une nation. Il est fondamental pour une nation de pouvoir décider ce qui doit être interdit et ce qui peut être accepté », a‑t‑elle ajouté.

Pour sa part, le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, croit plus que jamais nécessaire que l’Assemblée nationale s’exprime clairement sur cette question fondamentale.

« Nous ressentons quotidiennement les effets du dysfonctionnement de la fédération canadienne. C’est particulièrement évident ces jours-ci avec l’acharnement de l’État fédéral à vouloir imposer, à toute vapeur, le projet de loi C-10 et l’abolition du registre des armes à feu, deux intentions qui vont à l’encontre des intérêts du Québec. Nous devons donc nous doter de lois criminelles qui reflètent les valeurs québécoises et il faut maintenant espérer que le gouvernement libéral passe de la parole aux actes et que la CAQ de François Legault cesse de faire l’autruche et appuie cette démarche. Il en va des intérêts supérieurs du Québec », a conclu Bernard Drainville.

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22
novembre

Développement du Nord québécois
LE GOUVERNEMENT CHAREST PLUS ENTÊTÉ QUE JAMAIS

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 22 novembre 2011 - « Le gouvernement Charest s’entête en refusant que les retombées économiques générées par le développement du Nord profitent à l’ensemble des Québécois. En ce sens, les propositions que nous avons faites pour bonifier le projet de loi sur les mines ont toutes été rejetées. Le gouvernement est plus entêté que jamais et ce sont les Québécois qui en font les frais », a déploré la députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois.

À l’occasion d’une conférence de presse en compagnie de la députée de Vachon, Martine Ouellet, du député de Rousseau, Nicolas Marceau, du député d’Ungava, Luc Ferland, du député de René-Lévesque, Marjolain Dufour, de la députée de Duplessis, Lorraine Richard, et du député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, Pauline Marois a rappelé les principes qui devraient guider le développement du Nord :

 

  • Nos ressources non renouvelables doivent profiter à plus d’une génération;
  • La transformation de nos ressources doit être maximisée;
  • Une participation de l’État dans les entreprises privées qui exploitent nos ressources;
  • Une fiscalité globale pour le secteur minier qui assure aux Québécois une juste part de la richesse créée par l’exploitation de la ressource;
  • De la transparence et de la rigueur de la part du gouvernement;
  • Une préoccupation quant aux communautés locales et autochtones.

« Le projet de loi 14 sur les mines était une belle occasion d’intégrer les principes qui nous guident. Or, le gouvernement refuse. La porte-parole en matière de mines, Martine Ouellet, et ses collègues ont proposé une dizaine d’amendements essentiels pour bonifier le projet de loi. Ils ont tous été rejetés sans débat. Les libéraux ont refusé de discuter de redevances et même de parler de la transformation de nos ressources non renouvelables. Quand on sait que la transformation procure de trois à cinq fois plus d’emplois, c’est carrément irresponsable de la part du gouvernement », s’est insurgée la chef de l’opposition officielle.

Les Québécois sont les grands perdants du développement nordique libéral. Au cours de la dernière année, la hausse des profits des compagnies minières a été huit fois plus importante que la hausse des redevances perçues par le gouvernement. « Nous ne pouvons plus tolérer cette situation. Les Québécois ont le droit d’en avoir pour leur argent », a-t-elle ajouté.

« L'exploitation de nos ressources naturelles non renouvelables devrait profiter aux générations futures. Ces ressources doivent nous permettre de faire autre chose de plus productif avec les revenus collectifs qu’on en tirera, pour développer une véritable économie basée sur le savoir », a précisé Pauline Marois, en spécifiant que nos ressources doivent être un tremplin pour financer les véritables secteurs d’avenir que sont les énergies renouvelables ou les transports électrifiés et pour soutenir les systèmes d’éducation et de santé.

« Le développement nordique est un projet ambitieux, que partage le Parti Québécois. Cependant, nous ne pouvons aujourd’hui être d’accord avec les orientations du gouvernement pour développer le Nord. Nous ne pouvons être d’accord avec des redevances et des droits miniers trop bas, avec le manque de transparence et l’indifférence du gouvernement à promouvoir la 2e et 3e transformation de nos métaux. Le Nord appartient aux Québécois. Nous devons partager ensemble la richesse qui s’y crée », a conclu Pauline Marois.

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