Les manchettes du député

25
November

Relations Québec – Ottawa
Le gouvernement libéral de Jean Charest affaiblit le québec

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 25 novembre 2011 - Après l’interpellation de ce matin avec le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes au Salon bleu, le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, arrive à la conclusion que le gouvernement libéral de Jean Charest affaiblit le Québec en ne demandant rien et en obtenant rien. Pendant les deux heures de l’interpellation, le député est revenu à la charge en posant plusieurs fois les cinq questions suivantes :

1 – Qu’est-ce que le gouvernement va faire pour que la loi C-10 ne s’applique pas au Québec?

2 – Qu’est-ce que le gouvernement va faire pour récupérer les 500 millions que nous coûtera C‑10?

3 – Est-ce qu’une copie des données québécoises comprises dans le registre des armes à feu a été faite?

4 – Est-ce que le gouvernement a l’intention de signer une entente administrative sur le droit criminel tel que le prévoit le programme du Parti libéral?

5 – Est-ce que le gouvernement va demander que la loi 101 s’applique à toutes les entreprises sous juridiction fédérale présentes au Québec?

« Cinq questions – zéro réponse. C’est décourageant! », a déclaré le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville.

Par ailleurs, le ministre Vallières a refusé de réaffirmer les dix demandes constitutionnelles de son parti contenues dans le rapport Pelletier pourtant confirmées lors du dernier congrès du Parti libéral en octobre dernier. « C’est comme si les libéraux avaient peur d’être nationalistes. Où est passé l’héritage des Jean Lesage, Robert Bourassa, Claude Ryan, qui eux ne craignaient pas de faire des demandes à Ottawa et avaient le courage de se tenir debout devant le gouvernement fédéral. Maîtres chez nous était pourtant un slogan libéral. Nous en sommes maintenant bien loin. Actuellement, notre gouvernement pratique un fédéralisme d’impuissance. Avec Jean Charest, les intérêts du Canada passent avant ceux du Québec! », s’est exclamé Bernard Drainville.

« Il est désolant de constater que, malgré le nombre de lettres envoyées au gouvernement fédéral et le nombre de pèlerinages effectués par des ministres québécois, le fédéral ne se soucie pas des Québécois. Le Québec n’a plus de rapport de force avec le gouvernement fédéral. Notre voix est faible, voire éteinte. C’est pourtant le rôle du ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et du premier ministre du Québec de porter la voix du Québec, de représenter les Québécois et de défendre leurs droits, leurs intérêts et leurs valeurs », a conclu Bernard Drainville.

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