Les manchettes du député

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Violence et intimidation à l’école
LE PARTI QUÉBÉCOIS SUGGÈRE DEUX MESURES À LA MINISTRE BEAUCHAMP

Mont-Laurier, Rivière-Rouge, Mont-Tremblant, le 1er décembre 2011 - « Devant l’échec du Plan d’action pour prévenir et traiter la violence à l'école, un plan d’action qualifié de coquille vide par plusieurs intervenants, la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, doit immédiatement mettre en place de nouvelles mesures concrètes pour que cessent la violence et tout acte d'intimidation vécus actuellement dans nos écoles et qui ont des conséquences dévastatrices pour des centaines de jeunes, leur famille et les enseignants ».

C’est ce qu’a déclaré, à l’Assemblée nationale aujourd’hui, le député de Jonquière et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation primaire et secondaire, Sylvain Gaudreault, alors qu’il interpellait de nouveau la ministre Beauchamp pour qu’elle passe en mode action et dote le Québec d’un véritable plan d’action pour enrayer le phénomène de la violence à l’école.

Un plan personnalisé de prise en charge

Le Parti Québécois propose qu’un plan personnalisé soit développé pour chaque signalement de façon à ce qu’une victime d’intimidation, mais également son ou ses agresseurs, soient rapidement pris en charge par le milieu de l’éducation, celui des services sociaux et également des forces policières, le cas échéant. « Non seulement faut-il agir rapidement pour les victimes, mais il faut le faire également pour les agresseurs. Les écoles doivent avoir les ressources suffisantes afin de tracer un portrait de leur milieu et d’assurer un suivi auprès des victimes et des agresseurs. Ce n’est pas seulement en déplaçant, même à temps, une victime que le problème se volatilisera », a poursuivi Sylvain Gaudreault.

Un partenariat avec les médias sociaux

Citant l’exemple de la France, le député de Jonquière invite la ministre Beauchamp à convenir d’un partenariat avec les responsables de médias sociaux pour mieux contrôler ce qui se passe sur ces réseaux. « Le ministre français de l’Éducation a signé une entente avec Facebook afin de fermer l’accès à ce réseau lorsque des agresseurs utilisent cette plateforme pour intimider des élèves. Il s’agit d’une voie à suivre pour le Québec », a ajouté le porte-parole du Parti Québécois. Il précise que la multiplication des médias sociaux permet désormais aux agresseurs de poursuivre leurs gestes d’intimidation à l’extérieur des heures de classe.

« Ces mesures permettront d’envoyer un signal clair à l’effet que c'est tolérance zéro en matière de violence et d'intimidation sous toutes leurs formes. Le but est de faire en sorte qu'aucun jeune ne passe à travers les mailles du filet. Il y a urgence d’agir », a conclu Sylvain Gaudreault.

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